mercredi , 26 avril 2017
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CFD et risques de contrepartie : Les pièges à éviter

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Un CFD (Contract For Difference) est avant tout un contrat entre deux parties, un investisseur particulier qui souhaite spéculer sur un actif (action, obligation, matière première, devises…) et un broker (ou market-maker) de CFD qui accepte de prendre la position inverse de l’investisseur moyennant un « spread » sur lequel il se rémunère. Un CFD est un produit dérivé, l’investisseur n’investit par directement dans l’actif sous-jacent mais dans un contrat avec l’émetteur (ou market-maker) de CFD. Les CFD sont donc ce que l’on appelle des produits non listés qui se traite de gré-à-gré (OTC en anglais). En cas de défaut d’une des deux contreparties sur un paiement, il n’existe pas de chambre de compensation pour dédommager la partie perdante comme c’est le cas sur les produits dits listés, il n’existe donc pas de place boursière centralisée pour ces produits.

CFD et Risque de Contrepartie

CFD et Risque de Contrepartie

CFD et risques de contrepartie : Comment bien choisir son broker?

Broker de CFD ou Market-Maker de CFD

Un Broker de CFD n’est qu’un intermediare entre un émetteur de CFD et l’investisseur final. Un Market-Maker (ou teneur de marché) de CFD prend effectivement la position opposée à celle de l’investisseur, si un client veut ouvrir une position longue sur un actif, le market-maker va devoir supporter une position short sur ce même actif. La plupart des Brokers de CFD sont aussi des market-maker, ils assurent la contrepartie de leurs clients et sont donc de l’autre côté de la transaction. Afin de minimiser le risque de marché, les brokers de CFD doivent donc couvrir les positions qu’ils détiennent face aux investisseurs particuliers, à savoir que ceux-ci vont ouvrir de nouvelles postions afin de neutraliser l’effet de marché de leurs positions totales (appelé « hedging »).

Risque de contrepartie et risque de couverture

Les brokers de CFD ne sont officiellement pas obligés de couvrir 100% de leurs opérations et certains peuvent être tentés de simplement prendre le coté opposé de l’investisseur quand ceci colle à leur scénario de marché. Néanmoins, en cas de forte volatilité du marché, des positions non couvertes peuvent entrainer des pertes substantielles pour les brokers de CFD qui peuvent même aller jusqu’à la faillite. Les récentes faillites des brokers MF Global ou WorldSpread mettent en évidence les problèmes que peuvent susciter des positions non couvertes ainsi que l’importance du risque de contrepartie que les investisseurs particuliers doivent garder en tête lorsqu’ils ouvrent un compte avec un broker de CFD.

Quel broker choisir ?

Lorsqu’on ouvre un compte avec un broker CFD, il faut donc se poser les bonnes questions quant au risque de contrepartie de ce broker. On peut noter l’importance de la présence de comptes clients ségrégués (séparés des fonds propres du broker), d’un taux de couverture proche des 100% et l’importance aussi de se renseigner sur la stabilité et la situation financière de ce broker. Il est donc très important de se renseigner sur les différents régulateurs et agrégations d’un broker donné avant d’ouvrir un compte avec celui-ci.

N’hésitez pas à consulter notre avis sur Plus500, notre avis sur IG Markets ou notre avis sur AVATRADE pour faire votre choix.

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